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22/11/2016

Batterie Asus n50f

En République démocratique du Congo, on extrait des dizaines de milliers de tonnes de cobalt chaque année, un métal utilisé dans la fabrication des batteries lithium-ion que l'on trouve dans nos smartphones, ordinateurs et véhicules électriques. Payés une bouchée de pain, les mineurs travaillent nuit et jour dans des conditions déplorables. Les enfants aussi.Les batteries lithium-ion devaient représenter l’avenir. Plus légères, pouvant contenir davantage d’énergie en moins de place, on voyait dans celles-ci une alternative “verte” aux batteries au plomb-acide, très polluantes. Mais comme souvent, le revers de la médaille est bien moins glorieux.Lorsque l’on retrace le chemin qu’ont parcouru ces batteries avant d’arriver dans nos objets électriques, on s’aperçoit qu’au commencement, tout part d’une mine de cobalt au Congo. Là bas, hommes et enfants passent leurs journées à creuser dans des conditions insupportables. C’est un reportage stupéfiant dont nous fait part le Washington Post dans un long article.

Derrière l’écran sur lequel vous lisez cet article, se trouve sûrement du cobalt, ce métal intégré dans la fabrication de ces batteries lithium-ion. Cinq à dix grammes de cobalt pour un smartphone, une trentaine de grammes pour un ordinateur, et entre 5 et 9 kilos pour une voiture électrique. Plus de 60% de ce cobalt utilisé dans les batteries provient des mines de République démocratique du Congo, au sud du pays, dans les environs de la ville de Kolwezi. Selon le Washington Post, une centaine de milliers d’hommes viendraient travailler dans ces mines pour pouvoir en récolter quelques grammes de cobalt, qu’ils iront ensuite revendre à de plus gros revendeurs. Ces “creuseurs“, comme ils s’appellent, ne sont qu’un maillon dans le long procédé qui sépare la récolte du cobalt brut, ancré dans la roche, à son raffinement puis son incorporation dans une batterie de téléphone. À plusieurs mètres de profondeur, dans des trous à peine plus larges qu’eux, les mineurs s’aventurent à trouver le métal qu’ils pourront convertir en argent à la fin de la journée.

Mais les conditions de travail sont sommaires : lampe de poche vissée sur la tête, sans casque ni équipements spécifique, ils descendent dans les profondeurs de ces galeries creusées sans aucune espèce de plan. Quelques machines d’un autre âge sont disséminées çà et là afin d’acheminer un peu d’air pour les travailleurs. Parfois, afin de ramener plus de cobalt, les mineurs vont jusqu’à dormir dans ces galeries, où ils inhalent alors des quantités toxiques de gaz tels que le méthane qui peuvent s’échapper des roches. Mais la pire crainte de ces travailleurs est bien de rester coincés dans ces tunnels en cas d’effondrement. En septembre 2015, trente mineurs avaient perdu la vie dans une mine près de la frontière zambienne en deux semaines à peine. Deux ans auparavant, une trentaine d’autres y restaient, dans deux mines distinctes (ici et là). Bien évidemment, aucune indemnisation n’est assurée par l’employeur, le Chinois Congo DongFang International Mining, en situation de quasi-monopole sur le territoire. 90% du cobalt chinois utilisé dans la fabrication d’appareils électronique est en effet originaire du Congo. "Ils s’en fichent, de ta santé. Pour eux, l’important est que tu ramènes du cobalt, même malade ou blessé", déplore un des creuseurs interrogés.

Dans un entretien accordé à "L'Obs", François Hollande a indiqué qu'il était "prêt", laissant peu de doutes quant à son intention de se présenter en 2017. Une déclaration qui pourrait mettre mal l'un des principaux volets de la stratégie d'Emmanuel Macron consistant à empêcher la candidature François Hollande d'apparaître. En reprenant ainsi la main, l'actuel président pourrait semer le trouble chez certains soutiens de l'ancien ministre de l'Economie.Atlantico : Dans un entretien accordé à L'Obs, François Hollande a indiqué "Je suis prêt", laissant peu de place au doute quant à un éventuel renoncement à la prochaine présidentielle. Alors que la stratégie d'Emmanuel Macron consistait jusqu'à présent à empêcher une candidature du chef de l'Etat, dans quelle mesure ce dernier a-t-il repris la main sur son ancien ministre de l'Economie ? Que peut désormais faire Emmanuel Macron pour rebondir ?François-Xavier Bourmaud : Emmanuel Macron n'est pas au bout de sa stratégie d'empêchement : cette stratégie s'étale jusqu'à l'annonce de la candidature officielle de François Hollande, prévue pour la mi-décembre.

Il reste encore deux mois à Emmanuel Macron pour apparaitre dans les sondages comme le candidat de gauche qui peut se qualifier au deuxième tour de l'élection présidentielle. La déclaration de François Hollande dans L'Obs ne change donc pas grand-chose pour Emmanuel Macron.Que François Hollande veuille se représenter à sa succession n'est pas tellement nouveau. La vraie question qui se pose est : est-ce que dans deux mois, quand ce sera l'heure du choix, François Hollande sera en situation dans les sondages d'apparaitre comme celui qui peut faire gagner la gauche ? Cela n'est pas du tout certain. François Hollande traverse à nouveau une séquence compliquée et son interview à L'Obs a probablement été accordée pour essayer de tempérer l'impact du livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme sur ses confidences.

Le match n'est pas joué. Tout dépend de la façon dont vont évoluer pour François Hollande les sondages dans les deux mois qui viennent. Serge Raffy : Je ne suis pas du tout sûr que François Hollande ait repris la main, comme vous le suggérez. Il a surtout tenté de gagner du temps, de ne pas se laisser enfermer dans les cordes, si je puis dire, par Macron. Il joue au chat et à la souris avec lui. En laissant entendre qu'il est "presque" candidat, François Hollande pousse le "rebelle" à sortir de l'ambiguité et à annoncer sa candidature. Or, Emmanuel Macron a choisi clairement de le faire hors du champ de la primaire de la gauche. Il se positionnera donc ailleurs, c'est-à-dire pour François Hollande, nulle part, dans cet espace du "centre impossible" ou "introuvable". Hollande, contrairement à ce qu'on croit, n'est pas obsédé par Macron. Il a tout son temps, selon son calcul, avant d'annoncer officiellement sa candidature, en décembre, juste après l'investiture du candidat de la droite. François Hollande est un méticuleux. Il est dans son agenda, et ne compte pas en sortir. Peu importe les mouvements de Macron, candidat ou pas. Le Président ne se déclarera qu'à ce moment-là, quand il connaîtra son éventuel adversaire pour la présidentielle. Ou peut-être ne se déclarera-t-il jamais...

Mardi soir, lors de son meeting au Mans sur la vie des Français, Emmanuel Macron a continué à entretenir le flou, tant sur son projet que sur ses intentions. Il a ainsi déclaré "J'irai quand je le sentirai". Alors que François Hollande a quasiment officialisé sa candidature – devançant ainsi l'échéance de décembre qu'il s'était lui-même fixé – Emmanuel Macron peut-il se permettre de rester ambigu ? Quels risques prend-il en n'étant pas plus clair, tant sur ses propositions que sur ses ambitions personnelles ?Serge Raffy : Je ne suis pas d'accord avec vous. La formule dans L'Obs est très floue. Macron connait parfaitement la mécanique politique du président. Il est donc, lui aussi, dans un jeu de miroirs, de non-dits, avec lui. Croire qu'il va dévoiler ses batteries, l'ensemble de son programme, pour être soumis trop vite au crible des critiques de ses adversaires, au risque de se faire plumer trop vite, est un chemin hasardeux. L'ancien ministre de l'Economie a vu Hollande fonctionner. Il occupe le terrain, comme lui, et affute ses armes sans trop les dévoiler. C'est un principe de base dans une campagne électorale longue et compliquée. Faire du teasing... Ce qui est sûr, c'est que Macron pense que la primaire à gauche risque d'être dévastatrice pour les candidats quels qu'ils soient, avec ou sans Hollande. Le vainqueur en sortira rincé, avec une légitimité réduite. Macron restera spectateur dans ce combat de rue. Il n'a donc aucun intérêt à jouer la transparence trop tôt. Sa position hors sol n'est pas un handicap. C'est même le contraire.

Atlantico : Depuis la rupture des négociations entre Washington et Moscou sur le dossier syrien le 3 octobre dernier, plusieurs médias russes, parmi lesquels la première chaîne d'Etat Rossia 1 et celle d'info en continu Rossia 24, affirment que la Troisième Guerre mondiale a déjà commencé, précisant que les batteries antiaériennes russes en Syrie vont "abattre" les avions américains, et diffusant des reportages notamment sur la préparation des abris antinucléaires à Moscou. Qu'est-ce qui, dans ces déclarations, relèvent du fantasme ? Quels éléments, au contraire, pourraient accréditer cette affirmation ? Alain Rodier : Le langage de la presse russe est à double destinataires.

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