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07/01/2017

Batterie ASUS A32-K93

UN MESSAGE D'ALERTE POUR LES UTILISATEURS
Ces certificats ont fait l'objet d'un réexamen la semaine dernière à la suite de la publication par Google d'informations selon lesquelles l'agence chinoise avait autorisé la société MCS Holdings, basée au Caire, à délivrer des certificats non autorisés pour divers noms de domaines du géant américain de l'internet.
Les décisions de Google et Mozilla signifient que les utilisateurs de Chrome et Firefox pourraient recevoir un message d'alerte quand ils se connecteront sur les sites certifiés par CNNIC. Chrome est le navigateur le plus populaire pour les ordinateurs de bureau et les tablettes avec 50% de parts de marchés, suivi par Internet Explorer de Microsoft (18%) et Firefox (16,9%), selon les données de Statcounter.Certains bureaux des sièges de SFR et de Numericable ont été mis sous scellés ce 2 avril par l'Autorité de la concurrence selon l’AFP. Ces ceux opérations ont été conduites dans le cadre d’une enquête qu’elle mène avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur le rachat par le fournisseur d’accès à Internet de l’ex-filiale de Vivendi.

L’Autorité de la concurrence a placé sous scellés ce 2 avril une partie des locaux des sièges de Numericable et de SFR, situés respectivement à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne) et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), selon l’AFP. L’agence cite des sources syndicales et précise que l'institution lui a confirmé avoir mené des opérations de visite et de saisie dans le secteur des télécoms.
Cette mise sous scellés a été réalisée dans le cadre d’une enquête ouverte par l’Autorité de la concurrence et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur le rachat par le fournisseur d’accès à Internet de l’opérateur télécom, au terme d'une longue bataille qui a opposé la filiale de l'entrepreneur Patrick Drahi au groupe de BTP Bouygues. Les plates-formes numériques généralisent le crowdsourcing (appel à la foule), qui permet aux entreprises de lancer un défi à une foule de spécialistes sur le principe du tournoi. Tous concourent, mais seuls quelques élus décrocheront le Graal : la sélection de leur travail et une éventuelle rémunération fondée sur des critères variables. On retrouve notamment cette pratique dans le domaine créatif, à l’instar du français Creads (graphisme) et de l’américain HitRecord (création multimédia) fondé par l’acteur Joseph Gordon-Levitt. Mais elle est reprise dans d’autres secteurs. Ford compte ainsi sur sa communauté open source pour inventer des services de mobilité multimodale connectée.
Des plates-formes comme Freelancers, Foule Factory ou Mechanical Turk d’Amazon mettent, elles, en relation des entreprises qui ont des tâches simples mais non automatisables à exécuter avec des contributeurs prêts à le faire. Ces places de marché donnent accès à une main-d’œuvre à la demande pour, par exemple, rédiger des SMS personnalisés, des commentaires, classer des contenus… Et si le français Foule Factory annonce des tarifs horaires compris entre 10 et 15 euros, les 500 000 turkers d’Amazon, présents dans 160 pays, ne peuvent prétendre qu’à quelques centimes par tâche. L’uberisation du travail a un goût amer, celui du retour aux travailleurs payés à la tâche, quand d’autres se massent aux grilles virtuelles d’employeurs numériques.

DES RÉMUNÉRATIONS PEAU DE CHAGRIN
Tout travail mérite salaire, disaient nos grands-mères. Pas sûr qu’elles s’y retrouveraient dans le monde qu’esquisse le numérique. La quasi-totalité des gens connectés, qui partagent et produisent des contenus et des données, donc de la valeur, sont le plus souvent des travailleurs qui s’ignorent. Le 'digital labor' est la manifestation la plus surprenante de la transformation du travail par les plates-formes, confirme Antonio Casilli. Ce travail implicite des utilisateurs de plates-formes est souvent rémunéré de façon précaire, voire pas du tout.

Dans certains projets open source, en revanche, celui qui travaille est volontaire et accepte de ne pas être payé. C’est ainsi que sont nés Mozilla (logiciels libres) ou Pariss (automobile). Ce projet de véhicule électrique porté par Damien Biro a séduit Mickaël Sabatier, un jeune ébéniste de 33 ans, qui y participe par passion. Son engagement l’a amené à réaliser gracieusement un prototype de tableau de bord et un habillage de porte en bois. La question devient plus problématique quand des entreprises s’inspirent de cette culture alternative à des fins commerciales.
Dans l’univers impitoyable des hackathons, seuls certains projets seront finalement rémunérés. Tous les autres participants auront travaillé pour rien, d’un point de vue financier. Mais ils auront eu accès à des logiciels, outils et données fournis par l’organisateur du défi. Certains participants y voient un moyen de se faire la main et d’enrichir leurs compétences. Le concept reste néanmoins discutable, le public des hackathons étant souvent composé de jeunes diplômés qui peinent à trouver un emploi.
Pour Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences Po Paris, les entreprises ne comprennent pas le monde des hackers. Elles traduisent par 'c’est gratuit' un modèle où la rémunération monétaire compte moins que la participation à un projet commun ou la reconnaissance par les pairs. En mettant ses clients à contribution, le numérique étend la sphère du travail non rémunéré. Certains chercheurs proposent donc un revenu universel ou contributif pour rémunérer le travail implicite de tous les internautes. Une idée controversée.

En revanche, il est devenu beaucoup plus facile de gagner de l’argent en louant son appartement ou en faisant du covoiturage. Les apps multiplient l’accès aux clients. Encore faut-il posséder un appartement disponible ou un véhicule. Cette uberisation du travail peut aller de pair avec une précarisation, à laquelle n’échappe pas le travailleur indépendant. Jean Nelson, le cofondateur de YouFactory, une usine collaborative à Villeurbanne (Rhône), s’inquiète pour ceux pour lesquels ce n’est pas un choix, mais une nécessité par manque de possibilités. Pour un cadre qui gagne l’équivalent d’une prime en covoiturage, combien de chauffeurs précaires qui rêvent d’un salaire minimum ?

LE DIALOGUE SOCIAL DOIT RENAÎTRE
Avec une telle atomisation du travail, que devient le dialogue social ? Les échanges entre organisations syndicales et patronales associées à une entreprise ou une filière pourraient bien avoir fait leur temps. Comme l’expliquait récemment le dirigeant d’une entreprise de 300 salariés lors d’une conférence privée, sur les réseaux sociaux, les salariés ont une liberté d’expression. Et de citer le cas où, ayant pris une décision qui mécontentait ses équipes, il fut obligé, par un groupe qui s’était constitué illico de négocier. Cette transparence n’était pas un choix de ma part, dit-il, ça m’est tombé dessus. Un exemple extrême ?

L’économie numérique n’est pas seulement un rouleau compresseur qui écrase les droits des salariés. En atteste le développement des sites permettant aux salariés de noter leur employeur d’un jour ou d’un stage. Les DRH les prennent très au sérieux, persuadés qu’un bon recrutement et un faible turn-over reposent sur une bonne image. Pour Didier Baichère, le DRH de DCNS, il n’est pourtant pas question de consacrer trop de moyens à la surveillance des réseaux sociaux. Je préfère mettre en place des comportements exemplaires en matière de relations entre les managers et les stagiaires, affirme-t-il. Un conseil à suivre. Le risque, sinon, pour une entreprise, est de se retrouver face à des cabales numériques qui nuisent à sa réputation. Il y a deux ans, en France, un collectif de graphistes a recueilli plusieurs centaines de signatures dénonçant les entreprises qui utilisaient un peu trop les concours de créativité. Aux États-Unis, les travailleurs indépendants s’organisent au sein de l’association Freelancers Union, fondée par Sara Horowitz, tandis que des chauffeurs d’Uber demandent à être considérés en tant que salariés et non comme de simples membres de la plate-forme. De nouveaux collectifs numériques voient aussi le jour, tels Turkopticon et WeAreDynamo qui regroupent les turkers. En décembre, WeAreDynamo a lancé un appel pour interpeller Jeff Bezos, le patron d’Amazon, sur les conditions de travail de ses membres.

TEMPS ET LIEU DE TRAVAIL, DES CONTINENTS ENGLOUTIS
Jusqu’à l’arrivée des outils numériques et d’internet, l’entreprise, et le salariat, reposaient sur une unité de temps, de lieu, d’action. Aujourd’hui, entre l’entreprise et le domicile, entre le travail et la vie, les frontières sont devenues poreuses, souligne Didier Baichère. Ce qui est intéressant, c’est que l’on a du mal à définir ce qui relève de la volonté de l’entreprise et ce qui provient des demandes des salariés. La mondialisation a nourri le phénomène. Quand un cadre a une téléconférence avec l’Asie, il peut le faire à son domicile plutôt que de venir aux aurores se connecter depuis des bureaux vides, explique le DRH. De la même manière, de jeunes parents choisissent de quitter leur travail plus tôt, quitte à terminer certaines tâches chez eux, une fois les enfants couchés. Sans oublier ces salariés, évoqués par Éric Pérès, le secrétaire général de FO Cadres, qui préfèrent travailler depuis chez eux car ils ont des outils plus modernes ou un meilleur débit ! Certains Parisiens usés par les temps de transport s’accordent des temps de travail au calme dans des espaces de coworking comme La Ruche et le Numa, où ils croisent les nouveaux indépendants du numérique. Ces évolutions posent des questions : faut-il contrôler le temps de travail d’un salarié quand il n’est plus dans les murs et comment ? Quelle sécurité pour les données sensibles ?PC Portable Batterie | Batterie pour ordinateur portable et adaptateur boutique - www.fr-batterie-portable.com

Volkswagen a pris la décision radicale de bloquer les boîtes e-mails pendant la nuit et les week-ends. D’autres entreprises essaient d’accompagner le mouvement en faisant notamment travailler ensemble, dans le même lieu, leurs salariés et la kyrielle des indépendants. Si les exemples sont rares, ils n’en indiquent pas moins une évolution possible de l’entreprise. Steelcase ouvre depuis quelques semaines son espace parisien aux salariés nomades, aux designers et à tous les consultants et indépendants qui travaillent pour l’entreprise.

Orange s’est offert une vitrine dans la capitale avec la Villa Bonne Nouvelle qui rassemble équipes internes, start-up et artistes. C’est un laboratoire, estime Laurent Guilcher, le DRH adjoint d’Orange, qui en attend une fertilisation croisée. Dans un grand groupe, on a besoin de l’énergie, de l’agilité de plus petites structures. Les start-up sont en avance sur les méthodes de travail, explique-t-il. Les trois équipes d’Orange sur place sont aussi là pour apprendre à travailler autrement. Il est d’ores et déjà prévu qu’elles regagnent leurs bureaux pour y insuffler le nouvel esprit.

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