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09/01/2017

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COMMENT PEUT-ON SE MUNIR D’UN PORTEFEUILLE ÉLECTRONIQUE ?
L’appropriation des Bitcoins par un public intéressé peut également se faire via un échange d’euros, de dollars ou d’autres devises contre des Bitcoins tenus par ces mineurs ou des intermédiaires sur des plateformes d’échange contre une redevance. Cet achat de Bitcoins, qui apparaissent ainsi comme une devise, a eu pour conséquence que le gouvernement allemand l’a reconnu comme étant une monnaie privée car il a sa propre valeur et son propre cours du jour.
Les sites internet dédiés, facile à repérer grâce à Google, expliquent comment peut-on se munir d’un portefeuille électronique, nécessaire pour stocker ces Bitcoins acquis. Attention, il faut surtout bien retenir son mot de passe car un mot de passe perdu signifie que vous perdez vos Bitcoins ! L’avantage de l’utilisation des Bitcoins réside dans l’anonymat de la transaction. De plus, les transactions de Bitcoins se font dans tous les coins du monde pour des frais très raisonnables et avec une vitesse qui est incomparable avec des versements d’argent traditionnel. En effet, une transaction est prise en compte par le système P2P en 10 minutes environ.

L’arrivée de ce nouvel argent privé dans l’économie est-il un succès ? Les paiements par Bitcoins sont-ils déjà beaucoup utilisés dans l’économie réelle ? Les statistiques figurant sur le site internet blockchain.info montrent environ 50 000 transactions de Bitcoins par jour, ce qui fait environ 17 million de transactions/an. Les virements de banque traditionnels en Allemagne ont atteint en 2010, selon les statistiques, un chiffre d’environ 6 milliards sur toute l’année, soit un peu plus de 17 millions/jour. Cette comparaison montre que les transactions de Bitcoins sont encore tout à fait microscopiques, en comparaison avec les virements bancaires traditionnels. En outre, le Bitcoin est apparu, notamment pendant la crise de l’euro comme une devise très volatile, constituant un frein à son utilisation dans l’économie réelle. Jusqu’en 2011, le cours était inférieur à 1 dollar pour atteindre par la suite, le 10 avril 2013, un record de 266 dollars, avant de chuter le même jour à un niveau de 105 dollars, pour finalement se stabiliser autour de 150 dollars. En juillet 2013, avant sa reconnaissance comme argent privé par le gouvernement allemand, le cours des Bitcoins avait de nouveau chuté autour de 67 dollars pour atteindre fin août, après plusieurs articles sur le Bitcoin publiés dans la presse économique, un nouveau record de plus de 148 dollars.

UN MARCHÉ NON-RÉGULARISÉ DONT LA RÉACTION DES ACTEURS EST IMPRÉVISIBLE
Une des raisons de ces excès de volatilité se trouve dans la rareté du Bitcoin. Jusqu’à aujourd’hui, il existait seulement environ 11 millions de Bitcoins. Ce marché non-régularisé a ainsi tendance à osciller et le prix sera le seul régulateur pour trouver une équilibre entre l’offre et la demande. Le Bitcoin est par ce fait une devise de refuge pour certains spécialistes. Les médias ont spéculé, pendant la crise chypriote en mars et avril, sur les comportements des investisseurs russes et chypriotes, ayant massivement investi dans les Bitcoins, mais ceci restant au stade de la pure spéculation à cause de l’anonymat des transactions.

De plus, une chute peut aujourd’hui être simplement provoquée par les grands acteurs sur ce marché qui ont accumulé d’importants portefeuilles de Bitcoins et qui souhaitent encaisser leurs gains en euros et en dollars en vendant les Bitcoins sur des plateformes virtuelles. La réaction de tels acteurs sur le marché est absolument imprévisible car aucun régulateur ne les contraint à communiquer, d’une manière ad hoc, leurs intentions au marché dédié pour le prévenir. Cette constatation est validée par une nouvelle statistique en Allemagne réalisée en mai 2013, se basant sur une enquête menée par l’Association Fédérale de Technologie de l’Information, de Télécommunication et des Medias nouvelles – BITKOM e.V.
Selon cette étude, 85 % des citoyens de la République fédérale d’Allemagne n’ont pas encore entendu parler de cette nouvelle monnaie. La même statistique révèle qu’il existe en Allemagne un potentiel de seulement 14 millions d’utilisateurs, représentant environ 20 % de l’échantillon de population analysé dans le cadre de l’enquête. Le directeur principal du BITKOM e.V, Dr. Bernhard Rohleder, résume ce résultat en soulignant que : Les Bitcoins sont, de l’aveu même de leurs créateurs, une expérience et ne peuvent être ainsi qualifiés comme un placement d’argent ou un moyen de paiement sûr pour la grande masse d’utilisateurs.

BITCOIN, UN MOYEN DE PAIEMENT ÉLECTRONIQUE IMMATURE POUR LA FRANCE
L’utilisation des Bitcoins ne présente pas une alternative prometteuse pour payer ses factures quotidiennes. La volatilité de cet argent privé le rend, à notre avis, beaucoup plus intéressant comme étant une alternative d’investissement pour stocker un trop de liquidité. La montée des Bitcoins jusqu’à 266 dollars pendant la crise de l’euro, quand la crise chypriote avait atteint son apogée, semble nous donner raison.
La chasse aux Bitcoins via son ordinateur et la spéculation prédestinent le Bitcoin comme une monnaie privée pour certains spécialistes. L’absence de règlement institutionnel se matérialise par le fait que chaque personne est lui-même responsable de la sécurisation de son portemonnaie virtuelle dans lequel sont stockés ses Bitcoins. Il n’y a aucune banque qui pourrait agir comme dernier secours dans le cas où ce portemonnaie serait pillé par des pirates informatiques, ce qui s’est déjà produit dans la courte histoire des Bitcoins.

Le Bitcoin est donc certainement une expérience intéressante qui enrichit les moyens de paiement existants aujourd’hui. Néanmoins, l’influence sur l’économie réelle restera très limitée. Le Bitcoin y est confronté à des moyens de paiement électronique beaucoup plus répandus comme les cartes bancaires NFC, les cartes bancaires classiques ou les comptes Paypal, ce qui rendra difficile pour le Bitcoin de quitter sa niche expérimentale.
En ce moment, vous lisez peut-être cet article sur votre mobile. Vos doigts interagissent naturellement avec l’écran, font défiler le texte, zooment ou cliquent sur un lien. Il se peut que vous répondiez à des messages, lisiez des notifications ou notiez un rendez-vous sans cesser votre lecture. Ces nouveaux usages font partie de notre quotidien, nous les répétons des dizaines de fois par jour. Ils sont rendus possible par une conjonction subtile de fonctionnalités et d’interfaces, à la fois matérielles, graphiques et logicielles. Cet ensemble crée une expérience utilisateur plus ou moins fluide, rapide et intuitive.

Comment crée-t-on ces interfaces, ces fonctionnalités, ces expériences ? Comment sont conçus ces parcours qui nous facilitent la vie et nous rendent accros à ces appareils ? Je souhaitais vous relater deux histoires emblématiques de l’ère numérique : la création du Palm Pilot et celle de l’Apple Watch. Ces deux exemples se déroulent à 20 ans d’intervalle mais partagent la même ambition : créer des produits qui non seulement fonctionnement parfaitement, mais que vous aurez encore envie d’utiliser l’année prochaine. Le Palm Pilot a été la première réussite commerciale d’un terminal portable grand public dans les années 90. Avec son écran tactile, son stylet et son logiciel de reconnaissance d’écriture manuscrite, il ne ressemblait à rien de connu jusqu’alors. Dans la Philosophie de la poche, Leander Kahney nous raconte comment Jeff Hawkins, le co-créateur du Palm, a simulé pendant plusieurs mois les usages virtuels de son appareil bien avant de le fabriquer. Quand on demanda à Hawkins quelle serait la taille idéale pour un tel appareil, il répondit : essayons la poche de chemise. Plutôt que de travailler en laboratoire, il eut l’idée de simuler ce que serait un appareil de ce type et ce qu’on pourrait faire avec. Pour cela il tailla un morceau de bois de la taille et de la forme de l’objet imaginé, qu’il porta dans sa poche pendant des semaines. Était-il libre à déjeuner ? Hawkins sortait son morceau de bois et cliquait dessus comme pour vérifier ses disponibilités. Il essaya également différentes configurations d’affichage de boutons et d’écrans en utilisant des feuilles de papier collées sur son bloc. Les gens prenaient Jeff pour un fou en le voyant prendre des notes, vérifier ses rendez-vous et synchroniser un petit bloc de bois avec son PC, faisant tout comme si ce bout de bois était un ordinateur qui tenait dans sa main.

Pour tester la reconnaissance d’écriture manuscrite, le fondateur écrivait sur des morceaux de papier toute la journée. Il n’écrivait pas des lettres les unes à côté des autres, mais les unes SUR les autres, afin de simuler l’usage souhaité. Ses petits blocs de papier finissaient couverts de gribouillis indéchiffrables.
La méthode a payé : lancés avec 512 K de mémoire (et oui, c’était au siècle dernier) pour 299 dollars, les Palm Pilot connurent un vrai succès commercial jusqu’au départ de l’équipe fondatrice en 1998. Au-delà de la taille, c’est bien le logiciel qui séduisit leur public, avec une grande facilité pour gérer son agenda, ses contacts, ses tâches et les synchroniser avec son PC. Le Palm Pilot a ouvert la voie pour ses successeurs les smartphones, en simplifiant et fluidifiant des usages jusqu’alors impossibles.

UN IPHONE ATTACHÉ PAR UNE BANDE VELCRO Près de 20 ans après, une méthode à peu près similaire était mise en œuvre pour créer un autre appareil révolutionnaire : l’Apple Watch (lire l'article complet ici). L’enjeu n’est pas anodin pour la firme qui a inventé l’iPod, l’iPhone et l’iPad : qu’est-ce que ce nouvel appareil pourrait apporter à la vie des gens ? Quelles nouvelles choses pourrait-on faire avec un appareil que l’on porterait au poignet ? L’équipe de designers formée autour de Jonathan Ive trouva la raison d’être de la Watch : votre iPhone est en train de ruiner votre vie, nous devons inventer un moyen de vous en délivrer.Achat Asus batterie ordinateur portable - fr-batterie-portable.com

20 ans après le Palm Pilot, nous sommes soumis à la tyrannie de la distraction, qui nous fait consulter sans relâche l’écran de notre smartphone à chaque bip, vibration, pop-up ou pastille de notifications. Que se passerait-il si nous disposions d’un appareil que nous ne pourrions pas – ou ne voudrions pas – utiliser pendant plusieurs heures ? Que se passerait-il si cet appareil pouvait filtrer toutes les bêtises que l’on reçoit et nous transmettre uniquement les informations les plus importantes ? Cet appareil pourrait à nouveau changer nos vies. Après avoir créé en grande partie notre problème avec l’iPhone, Apple eu donc la noble l’ambition de nous en libérer avec la Watch.
L’ironie est que, pour inventer un appareil destiné à nous libérer de notre smartphone, l’équipe a conçu un prototype utilisant un... iPhone attaché au poignet avec un velcro. Le software étant plus rapide à modifier que le hardware, l’équipe avait besoin de trouver un moyen simple de tester les usages au poignet. Ce simulateur (on retrouve le concept de Hawkins décrit plus haut) affiche en taille réelle les interfaces de la montre sur son écran. Un remontoir numérique a également été créé, que l’on pouvait faire tourner sur l’écran. Mais il rendait mal la sensation physique. Ils utilisèrent alors un vrai remontoir de montre, fiché dans le dock connector, la prise située sous le smartphone.

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