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11/01/2017

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Cette scène se passe après une conversation qui ressemble à ce que permettent des outils de type Skype. Sur l'écran apparaissent même des données personnelles sur l'interlocuteur (piochées où ?). Mais à part ça, nulle trace dans ce blockbuster qui a marqué toute une génération de la notion même d'internet et de ce qui en a découlé. Et pour cause, si la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency, aux USA) a imaginé Arpanet (l'ancêtre d'internet) à la fin des années 1960 et que le courrier électronique est né en 1972, le système ne s'est ouvert que progressivement dans les années 1980 avant de devenir le web au début des années 1990.Dans la boutique d'antiquités face à la mairie de Hill Valley devant laquelle Marty s'arrête, se trouve un ordinateur Apple. La société créée en 1976 par Steve Jobs (qui n'en était plus à la tête quand le film est sorti) était la seule des Gafa qui existait à l'époque. Amazon est née en 1994, Google en 1998 et Facebook en 2004. La valorisation boursière de ces quatre entreprises est aujourd'hui supérieure à celle du CAC40 !

Comment imaginer à l'époque que le réseau inventé pour que des chercheurs éloignés les uns des autres puissent travailler deviendrait le poumon de l'économie mondiale ? L'intrigue même du film en tombe par terre : dans cette boutique d'antiquités, Marty achète un Almanach des sports retraçant l'ensemble des victoires sportives entre 1950 et 2000 afin de le ramener en 1985 et faire des paris gagnants… sans doute difficile à trouver aujourd'hui. À moins d'aller sur Google.
Un an après avoir obtenu 542 millions d'investissements de la part de Google, la start-up Magic Leap en révèle un peu plus sur ses ambitions et sa technologie. Elle travaille sur une plate-forme informatique d'un nouveau genre, équipée de son propre système d'exploitation, et veut s'interfacer au plus proche avec le cerveau pour créer une illusion parfaite.

La start-up spécialisée dans la réalité augmentée Magic Leap, dans laquelle ont notamment investi Google et Qualcomm en octobre 2014, en dévoile un peu plus sur sa technologie, tout en restant aussi évasive qu'à son habitude. A la conférence WSJD Live, son fondateur Rony Abovitz et son Chief Content Officer Rio Caraeff ont présenté leur système comme étant capable de remplacer un ordinateur ou un smartphone. Il s'agirait d'une plate-forme informatique à part entière, dotée par ailleurs de son propre système d'exploitation conçu en interne. Le but : se rapprocher le plus possible du fonctionnement du cerveau pour procurer l'expérience la plus naturelle qui soit.

La technologie qu'utilise Magic Leap est celle des Light Fields, ou champs lumineux. Elle projète des signaux lumineux directement sur la rétine de l'utilisateur pour incorporer des images virtuelles dans le monde réel. A travers ses déclarations et ses vidéos de démonstrations, l'entreprise prétend atteindre un niveau de fidélité et de réalisme inégalé, qui lui permet de tromper le cerveau en permettant notamment de varier la luminosité des objets affichés et de les faire apparaître derrière des objets réels, des fonctionnalités dont d'autres projets, comme Hololens de Microsoft, ne sont pas capables.

UNE COMMUNICATION SOIGNEUSEMENT ORCHESTRÉE
Magic Leap, qui a récemment acquis une ancienne usine Motorola en Floride, a déclaré à la conférence se préparer à fabriquer et distribuer des millions de produits, sans pour autant communiquer de dates ni de chiffres. Les marchés visés seront au départ les jeux, le divertissement (musique, vidéo) et la communication. L'entreprise avait ouvert sa plate-forme aux développeurs en juin dernier en préparation de cette mise sur le marché.
Reste à voir si la start-up sera en mesure de tenir ses promesses, qui reposent sur des avancées technologiques que des géants technologiques comme Intel tentent de percer sans succès depuis des décennies, et qui impliquent une variété de talents (physiciens, électroniciens, architectes logiciels) et de capacités (chaîne de production de pointe) de plus en plus importante à mesure que les détails émergent.

En entretenant une telle frénésie autour d'un futur produit, Magic Leap prend le risque de décevoir. Il devra être au niveau des attentes à sa sortie. Trois Français installés dans la Silicon Valley ont décidé de créer une école informatique à San Francisco, la Holberton School. Objectif : former la nouvelle génération d'ingénieurs dans une région en proie à une crise des talents sans précédent.
Ce sont les 'soft skills' qui font la différence dans le numérique, explique Sylvain Kalache de la Holberton School
Julien Barbier (Docker) Sylvain Kalache (ex.LinkedIn) et Rudy Rigot (ex Apple) ont fondé la Holberton School à San Francisco
SOMMAIRE DU DOSSIER

Sylvain Kalache, ancien de LinkedIn, et Julien Barbier de Docker sont les fondateurs du réseau d'ingénieurs français while42, et de Techmeabroad qui aide les ingénieurs à se relocaliser à l'étranger. Ils se sont associés avec Rudy Rigot, un ancien d'Apple, pour créer en septembre 2015, la Holberton School à San Francisco. Celle-ci porte le nom de Betty Holberton, l'une des programmeuses de l'ENIAC, le premier ordinateur entièrement électronique.
On savait qu'il y avait un manque criant d'ingénieurs dans la Valley, et venant du monde de la tech nous savions quels profils les entreprises recherchaient et connaissions leurs besoins, explique Sylvain Kalache. Mais pas question de partir avec des a priori. J'ai interrogé beaucoup d'entreprises sur ce qu'elles attendaient d'un ingénieur sorti de l'école, ajoute le co-fondateur. J'ai été choqué de voir qu'ils ne s'attendaient pas à ce que des élèves sortis de cinq ans d'études aient les compétences nécessaires pour travailler. (...) En France l'éducation est accessible, mais aux Etats-Unis où cela coûte tellement cher, on s'est dit qu'il y avait un vrai problème et une opportunité.

L'APPRENTISSAGE PAR LA PRATIQUE
Pas question donc de traîner les cursus en longeur. Le programme dure deux ans, le but étant de faire trois à quatre rentrées par an, pour répondre aux besoins du marché.
L'école repose sur une méthode d'apprentissage peu conventionnelle, qui a déjà fait ses preuves ailleurs (au Buck Institute for Education dans la Baie http://bie.org/ notamment), la culture projet ou project-based. Les élèves peuvent communiquer et échanger : en entreprise, on appelle cela la collaboration et c'est nécessaire, explique Sylvain Kalache. A la Holberton School, pas de professeurs, les étudiants travaillent en groupe, se notent entre eux et reçoivent l'aide de 80 mentors provenant de grandes entreprises tech de la région comme Google ou LinkedIn.
La sélection se fait sur des critères de motivation et sur la capacité à suivre un programme de ce genre, très axé sur l'autonomie. Les élèves apprennent à aller chercher l'information eux-mêmes. Dans le monde de l'informatique, il n'y a pas de secret, il faut apprendre par soi même et pratiquer pour être bon. C'est nécessaire pour un ingénieur de pouvoir s'auto-former sinon tu ne survis pas dans ta carrière avec l'apparition constante de nouvelles technologies, affirme Sylvain Kalache.

L'école forme des ingénieurs full-stack, c'est-à-dire capable de toucher à toutes les couches de la programmation. Précisément, la Holberton School a voulu mettre l'accent sur les compétences nécessaires au monde de l'entreprise. Cela va de la programmation, à la gestion de base de données, mais aussi les systèmes, la sécurité, les réseaux, l'IoT, ajoute Sylvain Kalache. Car il faut connaître les bases pour savoir utiliser les derniers outils à la mode. Les étudiants sont chargés de créer un site internet de A à Z jusqu'à la structure d'hébergement pour être complètement autonomes. Actuellement Amazon Web Services s'occupe de tout cela pour toi, mais si un jour il y a un problème, il faut savoir reconstruire cette infrastructure tout seul, rappelle Sylvain Kalache.

Mais le savoir faire technique ne suffit pas. Dans une entreprise comme Google, les grilles d'évaluation pour être promu vont au-delà des compétences purement techniques. Une grosse partie évalue comment on documente son travail, si l'on communique correctement, si on sait collaborer, il faut pouvoir partager son savoir, coacher un junior... C'est toute une série de 'soft skills' où typiquement les ingénieurs ne sont pas forcément très bons ajoute Sylvain Kalache. Mais ce sont les compétences qui font la différence, y compris dans une start-up où chacun doit faire un peu de tout. Pour l'instant, l'école est financée par les deux millions de dollars d'investissement levés par l'équipe. Mais les co-fondateurs souhaitent créer un modèle scalable, reposant sur une communauté en auto-suffisance, afin de multiplier les écoles de ce genre par centaines aux Etats-Unis et au-delà.
Sans professeurs, avec des centaines d'élèves, et des coûts d'opération réduits grâce à internet, ils estiment qu'un business modèle peut-être trouvé soit via des frais de scolarité moins élevés que dans une université classique, soit via un pourcentage reversé par les étudiants durant leur premier emploi. On va casser les prix, ce qui va permettre au monde de l'industrie d'avoir les ingénieurs dont ils ont besoin, tout en restant abordable pour les élèves, affirme Sylvain Kalache.Achat HP batterie ordinateur portable - fr-batterie-portable.com

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