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26/04/2017

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Silicon Valley 2012 : Nicira, un joyau parmi les start-ups de la virtualisation réseau Le lancement de la start-up Nicira Networks (vigilance en sanscrit) en 2008 était un des plus attendus dans la Silicon Valley. Elle a été fondée par les chercheurs Martin Casado et Nick McKeown, de l'Université Stanford, et Scott Shenker, de l'Université de Californie à Berkeley. La société a levé près de 50 millions de dollars auprès d'investisseurs comme Andreessen Horowitz, Lightspeed Venture Partners, ou encore AEN, et attiré des sommités de l'industrie numérique, Diane Greene (co-fondatrice de VMware) et Andy Rachleff. Greene (fondateur de Benchmark Capital). Pourquoi cet enthousiasme : la start-up s'est attaquée à un verrou qui ralentit aujourd'hui les performances et donc le développement du cloud ; la virtualisation du réseau. Nicira ambitionne tout simplement d'assurer la virtualisation du réseau d'un datacenter, de sorte que le réseau peut devenir plus agile et facilement portable pour supporter la mobilité des machines virtuelles et la variation de la charge de travail au sein et entre les centres de calcul.

La start-up est par exemple à l'origine des initiatives OpenFlow et OpenSwitch. En substance donc, Nicira veut faire pour le réseau ce que VMware a fait pour les serveurs : employer le même modèle opérationnel de VM afin de segmenter le réseau pour déplacer des switchs sans interruption de service. Nicira explique que cela va enlever le goulot d'étranglement qui pénalise le dynamique cloud computing à la demande, c'est-à-dire les architectures réseau complexes, intégrées verticalement, fragiles et coûteuses. « Le réseau est la barrière vers le cloud », nous a expliqué Alan Cohen, vice-président marketing chez Nicira. « La configuration du réseau est difficile » quand les machines virtuelles sont mobiles ou lors de la fourniture de services à un nouvel utilisateur. «Il faut en moyenne sept jours pour mettre en place un réseau pour une nouvelle application ». Avec la virtualisation, cela ne devrait prendre que 30 secondes pour préparer le réseau pour une nouvelle application, souligne le dirigeant. C'est l'objectif de NVP la plate-forme de virtualisation de réseaux de Nicira , un logiciel installé sur des serveurs dédiés pour gérer les commutateurs virtuels des serveurs du centre de calcul.

NVP reproduit toutes les caractéristiques du réseau d'un datacenter physique - telles que les politiques de sécurité, la qualité de service (QoS), la couche 2 pour l'accessibilité et des capacités de services de niveau supérieur telles qu'un pare-feu complet - et inclut des API pour les hyperviseurs et les outils d'orchestration pour coordonner le fonctionnement avec le monde virtuel. Nicira pousse également son API OpenFlow dans les datacenters pour être en mesure d'accéder, de manipuler et de tester les routeurs et les commutateurs pour diriger le trafic sur les réseaux. Pour les outils d'orchestration, Nicira avance son l'API de son projet Quantum qui entre dans le cahier des charges OpenStack pour définir un cloud Open Source. Une initiative auquel Nicira participe activement.

Le travail de Martin Casado à Stanford, aujourd'hui CTO de Nicira, a conduit à la création d'OpenFlow, un catalyseur de réseau comme le définit le concept SDN (Software-Defined Networking). Ce protocole a été initié en 2007 par l'université de Stanford pour gérer les réseaux entre les campus universitaires. Depuis 2011, une fondation baptisée ONF (Open Networking Foundation) regroupe plusieurs acteurs de l'IT, Facebook, Google, Microsoft, Deutsche Telekom, Yahoo, Broadcom, Brocade, Ciena, Extreme Networks, Citrix, Dell, Ericsson, Force10, HP, IBM, Juniper, Marvell, NEC, Netgear, Verizon et VMware, travaillent sur autre approche du réseau, autour du concept de SDN (Software Defined Networking). Le Software-Defined Networking permet à un contrôleur externe de diriger toute l'infrastructure de commutation et/ou de routage. Il permet de programmer et de configurer le logiciel au niveau de chaque élément du réseau sans intervention manuelle. Cisco qui voit remise en cause sa mainmise sur les switchs pour Datacenter est bien sûr absent de ce projet et travaille avec une start-up interne sur une solution concurrente. Mais l'impact du SDN sur l'industrie de réseau, dont Cisco est le fournisseur dominant, ne se fera sentir que dans plusieurs années. Au final, l'intelligence du réseau sera aspirée hors de la configuration matérielle et logée dans les contrôleurs à la périphérie du réseau, agissant comme un cerveau de niveau 3 meilleur marché que les matrices de commutation IP. Cisco se prépare donc activement à l'émergence d'OpenFlow et du SDN. Comme nous l'avons déjà précisé, l'équipementier a déclaré son intention d'ajouter le support du protocole OpenFlow dans ses commutateurs Nexus, mais au-delà, ses plans pour contrer la menace du SDN ne sont pas très clairs.

NVP et SDN permettent de traiter le réseau physique comme un fond de panier IP. Cela permet la création dynamique de réseaux virtuels qui soutiennent la mobilité des VM au sein ou entre les centres de calcul sans interruption de service ou de changement d'adresse, souligne Nicira. Les approches traditionnelles - le domaine de Cisco - peuvent laisser sous-utilisées de 20% à 30% des capacités serveurs dans les datacenters ce qui contribue à faire grimper les coûts du réseau, selon Nicira. La société affirme qu'avec sa solution NVP, il est possible de récupérer jusqu'à 20 millions de dollars en coûts d'immobilisation et d'exploitation dans une datacenter avec 40 000 services et un million de machines virtuelles. NVP est compatible avec n'importe quel équipement réseau pour datacenter, avance la start-up, et peut être déployé sans interruption sur n'importe quel réseau existant. Il permet également aux futurs changements au matériel de réseau sans perturber les opérations du réseau virtuel, avance encore Nicira. Disponible depuis juillet dernier, NVP est en cours d'utilisation chez AT&T, eBay, Fidelity Investments, NTT et Rackspace.

Le géant du réseau continue de faire évoluer ses offres collaboratives pour les entreprises. Cisco vient ainsi d'améliorer son logiciel de messagerie instantanée Jabber, son système de présence et de vidéoconférence, ainsi que ses systèmes de téléprésence.Au cours du second trimestre, Cisco a prévu de sortir la première version de Jabber pour iPad et une mise à jour du logiciel pour PC de bureau et ordinateurs portables sous Windows, ainsi qu'un nouveau système de téléprésence haut-de-gamme du nom de TX9000, qui doit améliorer la gamme de produits Cisco du même type.Avec Jabber pour iPad, les utilisateurs vont pouvoir communiquer entre eux par la voix, la vidéo, la messagerie instantanée, le système de présence et de conférence, en utilisant des normes comme le H264, le XMPP et le SIP qui permettent l'interopérabilité avec d'autres systèmes. Quant à Jabber pour Windows, il intègre la vidéo haute définition, la voix, la présence, la messagerie instantanée, le partage de bureau et la conférence web, ainsi que l'intégration avec Microsoft Office. La version Windows du logiciel IM de Cisco utilise également les normes citées précédemment.

Par ailleurs, avec son TX9000, Cisco veut faire évoluer les gros systèmes de téléprésence en transformant l'expérience immersive en une expérience que l'entreprise qualifie de « collaboration à haute intensité. » Cela concerne par exemple les « réunions de planification très élaborées », les « séances de brainstorming », les réunions en « centres de crise », « la résolution de problèmes critiques et la conception technique ». Le TX9000 permet désormais de partager du contenu sur les écrans de téléprésence principaux, et non plus seulement sur le seul petit écran individuel, de « pointer et de mettre en surbrillance », mais aussi de charger des documents et des données provenant de sources différentes, comme le précise Cisco.

Autre apport, le mode d'intégration des réunions WebEx en ligne avec des sessions TX9000 a été simplifié, de même que la mise en route et la gestion des réunions, cela grâce à une interface utilisateur tactile. Il est également possible de placer les caméras différemment afin d'améliorer le contact visuel entre participants et les caméras sont aussi plus discrètes. Enfin, le système n'a plus besoin d'un éclairage spécial, ni de système audio distinct. Le TX9000 offre une qualité vidéo de 1080p à 60 images par seconde, mais utilise 20% de bande passante en moins que les systèmes de téléprésence Cisco existant. Il peut être utilisé par six personnes à la fois. La version 9200 ajoute une seconde table qui permet d'accueillir jusqu'à 18 participants simultanément. Cisco fait également valoir que la configuration du système a été simplifiée, si bien que les partenaires installateurs peuvent effectuer le travail en moins de deux jours. Aux Etats-Unis, le prix du système démarre à 299 000 dollars.

Selon Maribel Lopez, analyste chez Lopez Research, un cabinet spécialisé dans le secteur, Cisco dispose désormais d'un bon portefeuille de solutions de communications vidéo. C'est un élément important, car, selon l'analyste, la vidéo va s'imposer dans les communications en milieu de travail et la collaboration. « L'usage de la vidéo va évoluer. La plupart des gens pensent qu'elle permet surtout un face-à-face entre personnes. Mais en réalité, la vidéo va devenir le prochain support pour les contenus. Aujourd'hui, quand on parle de contenu, on pense à des documents PowerPoint et Word. Demain, le contenu sera la vidéo elle-même. La vidéo, c'est donc autre chose que la vignette d'une personne qui voit le visage d'une autre personne sur un petit écran et qui partagent par ailleurs une présentation PowerPoint, » a déclaré l'analyste. « Traditionnellement, la collaboration est, et continue à être, fortement associée à la messagerie et à la gestion des documents. C'était le défi de ce marché pour Cisco. Mais le géant du réseau a la capacité de hisser la vidéo au premier plan, » a t-elle déclaré. « L'objectif de Cisco est de changer le sens de la collaboration. Par exemple, aucun fournisseur n'est plus habilité qu'un autre pour sécuriser la collaboration inter-entreprise et échanger des vidéos, des documents et des espace de stockage, » a t-elle expliqué. « De nombreuses applications peuvent utiliser un composant intégré pour la collaboration et la communication. Cette fonctionnalité n'est pas limitée à un fournisseur en particulier, » a t-elle encore ajouté. « La communication comprendra de la voix, de la vidéo et des éléments associés. Elle pourra s'appliquer à tous les dispositifs. Il sera également possible de déterminer à quoi chaque interlocuteur a accès et les préférences pourront varier selon l'appareil utilisé ou l'endoit où se trouve l'interlocuteur. Il sera également possible de voir si l'interlocuteur est impliqué dans une session en interne ou avec d'autres groupes. C'est de la communication contextuelle. C'est l'avenir, » a t-elle déclaré.

Selon Zeus Kerravala, analyste chez ZK Research, le TX9000 est un produit important, parce que c'est la plus grosse mise à jour de cette ligne de produits depuis sa création. « Avec ce produit, Cisco permet d'échanger librement du contenu et de partager des sessions vidéo entre écrans, et fait évoluer ce marché qui passe de la téléprésence à la télécollaboration. Désormais, l'utilisateur dispose d'un plus grand contrôle sur le contenu, et peut décider sur quel écran l'afficher. Ce n'est plus le système qui décide seul, » a t-il déclaré.Pour l'analyste de ZK, les améliorations apportées à Jabber vont permettre plus de fonctionnalité dans les communications unifiées, notamment pour gérer une large gamme de terminaux mobiles, et aider les entreprises à évoluer vers le monde de l'après-PC. « Le fait de pouvoir utiliser son propre mobile dans un environnement professionnel a été une décision de premier plan pour les DSI et les améliorations de Jabber peuvent aider à mettre en place une certaine cohérence des communications entre tous les dispositifs, » a t-il expliqué.

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