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20/05/2017

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Effectivement, il redit plusieurs fois ‘Je ne suis pas sous l’influence ni de drogue ni d’alcool et je m’exprime librement’, ce qui décrédibiliserait son propos. Il aurait pu tout à fait éviter cette double précaution oratoire et il aurait aussi pu s’adresser uniquement à son ami.Au-delà de tenter de blanchir son ami, je pense qu’il y a également un souhait de se blanchir et de laisser une trace pour tenter de soigner sa notoriété. C’est comme s’il vendait des circonstances atténuantes.L’aviation reste une cible attractive pour les terroristes. L’affirmation de Carolina Ramírez, la directrice en charge de la sécurité au sein de l’IATA (l’organisation internationale du transport aérien) reflète une triste actualité. Il y a un peu plus d’un mois, un Airbus A321 de la compagnie charter russe Metrojet s’écrasait dans le Sinaï égyptien, victime d’un attentat revendiqué par l’organisation terroriste Etat islamique.

Si l’enquête est toujours en cours, certaines failles du système sécuritaire de l’aéroport de Charm el-Cheikh, d’où était parti l’avion, ont été pointées du doigt. Ce sont les Etats qui restent en charge de la sécurité et qui sont donc responsables des contrôles , rappelle Carolina Ramírez qui déplore une collaboration peu évidente entre les compagnies aériennes et les autorités. Il y a urgence. Les compagnies ont besoin d’informations rapides, précises et fiables de la part des autorités. Prenez le cas du vol MH17 de Malaysia Airlines ( l’avion qui a été abattu en juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine, NdlR ) . L’enquête a conclu qu’aucun Etat ou organisation n’ont averti clairement d’un quelconque danger de survol de cette région par des avions civils.Selon la directrice, il convient également d’avoir une meilleure coordination quant aux partages des données des passagers entre les pays (lire ci-dessous).

Mais, depuis plusieurs mois, il y a une nouvelle menace qui est apparue dans le ciel : celle d’une cyberattaque. Selon l’IATA, les piratages informatiques peuvent aller de simples soucis d’accès à un site Internet d’une compagnie au sabotage, à distance, d’un cockpit d’avion. Nous n’avons pas connaissance d’attaques ayant réussi à mettre en difficulté le système de pilotage d’un avion , tempère toutefois Carolina Ramírez. Mais nous sommes sur nos gardes et nous sommes conscients que ce type de danger existe.La faille des avions ? Ils sont de plus en plus connectés, ce qui oblige d’ailleurs les constructeurs à dépenser des millions de dollars pour protéger de tels systèmes informatiques.Un rapport récent de l’organisme d’audit du congrès américain (GAO) est plutôt alarmant sur le sujet. D’après les experts consultés, un individu aurait ainsi la capacité, avec un simple ordinateur portable, de prendre le contrôle d’un avion et de le détourner, et ce alors que cette personne est à bord de l’appareil ou même au sol.

En cause ? La présence de plus en plus régulière d’accès Internet, via le Wi-Fi, pour les passagers à bord des avions. Selon le rapport, les cockpits les plus sophistiqués sont connectés au même réseau que les passagers. Des pare-feu sont utilisés pour protéger les ordinateurs de la cabine de pilotage; mais, d’après les autorités américaines, ces systèmes de protection peuvent être aisément mis en échec. Les pare-feu étant des logiciels, ils peuvent être piratés et contournés comme n’importe quel logiciel , explique-t-on dans le rapport d’une soixantaine de pages . Le réseau IP pourrait permettre à un pirate d’avoir accès à distance aux systèmes avioniques et de les compromettre.Du côté des constructeurs, on prend le problème au sérieux, même si, selon Boeing, aucun changement au plan de vol enregistré dans l’ordinateur de bord ne peut être effectué sans le feu vert du pilote .

Selon l’IATA, cinq compagnies (United, American Airlines, Lufthansa, Malaysia et Ryanair) et deux aéroports (Norwich et Le Caire) ont publiquement expliqué avoir été victimes de piratages informatiques en 2015. Mais tout le monde ne communique pas facilement sur ce sujet ultrasensible. D’après différents médias, c’est bien un piratage informatique d’envergure qui est à l’origine de la paralysie, durant cinq heures, de l’aéroport de Varsovie en juin dernier.Pour l’instant, ces cyberattaques n’ont eu que des conséquences financières ou d’atteinte à l’image, pour les compagnies et aéroports qui en ont été victimes. Ryanair s’est ainsi fait dérober 5 millions de dollars par des hackers. Mais des pirates pourraient avoir des intentions bien plus sombres , nous explique-t-on. Le secteur est conscient de cette réalité et veut y faire face. La meilleure solution n’est pas d’attendre qu’une attaque réussisse pour en tirer les enseignements, mais d’éviter qu’elle n’arrive , conclut Carolina Ramírez.

Europe. Si l’industrie aérienne prend très au sérieux cette menace de piratage informatique, elle affirme que les terroristes restent encore très conventionnels dans le style d’armes qu’ils utilisent . L’utilisation d’engins explosifs improvisés reste l’une de nos plus grandes priorités , explique Carolina Ramírez. Selon cette dernière, l’accord récent d’échange des données des passagers aériens européens (PNR) est une bonne nouvelle. Cet accord n’est pas encore très précis, mais il va aider les compagnies à ne pas laisser des terroristes monter à bord des avions .Les bâtiments de l’IHECS, célèbre école de communication bruxelloise, à deux pas de la Grand-Place. Il faut gravir quatre volées d’escaliers, reprendre son souffle, tourner à droite, puis encore à droite… Et voici la rédaction du Bruxelles Bondy Blog qui se présente comme le premier pure player (un média qui n’existe que sur Internet, NdlR.) belge francophone d’information générale produit par des étudiants en journalisme.Les étudiants en question sont inscrits en première année du master en presse et information à l’IHECS. Ce Bondy Blog à la sauce belge est le petit frère d’un site né en banlieue parisienne après les émeutes de 2005 (lire ci-contre). Pendant une semaine, les apprentis journalistes s’y succèdent pour vivre au rythme d’une vraie rédaction.

Pour l’instant, c’est un peu vide, reconnaît Amandine Degand, rédactrice en chef adjointe du site et encadrante du projet. La plupart des étudiants sont en Russie pour un voyage d’échange. Ils rédigent quand même des contenus à distance pendant ce temps-là.Dans un coin de la pièce, quelques élèves discutent. Ils sont installés à la grande table où se tient chaque mardi matin la conférence de rédaction. Des ordinateurs sommeillent le long d’un mur repeint il y a peu. Mais c’est surtout pour l’esbroufe, nous souffle-t-on . Ils utilisent presque tous leur propre ordinateur portable. De l’aveu d’une ancienne étudiante, le Bruxelles Bondy Blog, avec ses fauteuils colorés et son mobilier neuf, a droit à l’un des plus beaux locaux de l’IHECS. Il y fait peut-être un peu sombre… mais c’est un avantage. Ça les oblige à aller sur le terrain, s’amuse Jonathan Hauvel, l’autre rédacteur en chef adjoint.

L’un des objectifs du Bruxelles Bondy Blog, c’est l’apprentissage du métier. L’idée, c’est d’informer en se formant, explique Jonathan. On veut que les étudiants apprennent les rudiments du métier de journaliste par la pratique. Chaque groupe se choisit un rédacteur en chef. Les étudiants définissent ensuite les sujets à traiter, de manière (presque) autonome. Pour Jonathan Hauvel, il s’agit tout de même d’une sorte de liberté encadrée. On essaye de créer un cadre dans lequel ils sont très libres. Comme dans les rédactions. Notre rôle, c’est surtout de veiller à ce que ça ne parte pas dans tous les sens.Le site se divise en quatre rubriques aux noms qui fleurent bon la décontraction anglo-saxonne. Il y a flow pour l’actu chaude, slow pour le long format, grow pour le journalisme participatif et show consacré aux coulisses du métier. Car ces journalistes en herbe portent un regard critique sur leur future profession… et s’inquiètent de ses dérives.Dans un texte récemment mis en ligne, une étudiante raconte son passage place de la Bourse après les attaques terroristes du 22 mars. Cameramans et photographes sont alors à la recherche de la moindre larme à capturer en gros plans. Fatiguée de cette effervescence presque malsaine, la jeune fille ne se retrouve pas dans ce journalisme qui fait primer l’émotion sur l’information.

Fidèle à l’esprit du Bondy Blog original, le pure player bruxellois se rêve aussi comme une agora ouverte aux habitants des communes de la Capitale. Nous sommes en train de développer l’aspect participatif du site, précise Jonathan. Notre souhait, c’est d’offrir un espace d’expression, de donner la parole à de jeunes Bruxellois qu’on n’entend pas d’habitude.Pour Amandine Degand, ce grand chantier n’est pas évident à mettre en place. On voudrait vraiment se mettre encore plus dans l’ADN du ‘Bondy Blog’initial, mais on a déjà tellement de boulot avec nos étudiants à nous… Malgré tout, de futures collaborations avec des écoles et des maisons de jeunes de l’agglomération bruxelloise sont dans les cartons. Un projet devrait d’ailleurs prendre forme cet été.Autre partenariat solide : celui conclu avec BX1, ex-Télé Bruxelles. Chaque mois les étudiants y présentent une émission. Dans la foulée des attentats de mars, ils ont accueilli des membres de SB Overseas, une ASBL bruxelloise qui soutient les migrants tout juste arrivés en Belgique. Sur le plateau improvisé au milieu de la rédaction, une bénévole voilée racontait son engagement. Un bon souvenir pour Jonathan Hauvel. Ça m’a fait sourire parce que j’ai regardé l’émission avec ma famille. Et ils m’ont dit que c’était la première fois qu’ils voyaient une fille voilée invitée sur un plateau de télé… pour parler d’autre chose que de ce qu’elle portait sur la tête.

On n’a pas grand-chose en commun avec le ‘Bondy Blog’français. Il y a une motivation dingue chez eux ! Emilie, étudiante en première année de master en presse et information à l’IHECS, garde un souvenir très précis de sa visite dans les locaux du média français le 11 avril dernier. Ce jour-là, les Bruxellois descendaient à Paris pour rencontrer leurs grands frères ou, pour reprendre les termes de Nordine Nabili, actuel directeur du Bondy Blog original, leurs cousins.Si les deux plateformes partagent le même esprit, entre lieu de formation journalistique et espace d’expression, leurs points de départ ne sont pas les mêmes. La version française date de 2005. Pendant que les banlieues de l’Hexagone s’embrasent, des journalistes du magazine suisse L’Hebdo tiennent un blog pour raconter au jour le jour les émeutes de l’intérieur. Quelques mois plus tard, une équipe locale reprend la main, encadrée par des professionnels.Désormais, le Bondy Blog est un média en ligne qui a pour objectif de raconter les quartiers populaires et de faire entendre leur voix dans le grand débat national.

  1. http://dovendosi.mee.nu/
  2. http://www.kiwibox.com/dovendosi/blog
  3. http://akkusmarkt.blogs.lalibre.be/

 

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